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La notion de « formateur » doit s’effacer au profit de celle d’« accompagnateur de compétences »

Les Chambres syndicales des formateurs-consultants tenaient leur assemblée générale le 24 juin. Ce syndicat de formateurs indépendants poursuit son projet de développer son activité et sa représentation au-delà du seul champ de la formation pour s’ouvrir vers les métiers du conseil. L’occasion aussi d’évoquer la réforme de la formation à venir. Rencontre avec le président des CSFC, Jacques Faubert.[1]

Quotidien de la formation – Quelques mois après votre Journée nationale du 27 avril dernier (notre article), quelle est l’actualité des CSFC ?

Jacques Faubert – Nous avons tenu le 24 juin dernier notre Assemblée générale. Elle était placée sous le signe de l’innovation. Témoignage que ce discours porte auprès des formateurs-consultants indépendants : les CSFC sont désormais présentes dans toutes les régions métropolitaines (à l’exception de la Corse). Nous avons pu également constater le succès des sessions que nous avons organisées ces derniers mois pour aider les indépendants à s’enregistrer sur Datadock. Au total, nous en avons déployé une quinzaine et avons accueilli 200 personnes.

L’autre grand sujet à notre agenda, c’est la réforme de la formation à venir. Pour nous y préparer, nous avons décidé d’ouvrir un chantier de réflexion concernant le champ de la formation professionnelle et du conseil. À ce titre, nous sommes très intéressés par l’idée du contrat de mission induit dans la loi Travail et qui reviendra sur la table sous la forme du contrat de chantier. Une profession comme la nôtre, qui exerce sous de multiples statuts (EURL, auto-entrepreneur, vacataire…), s’interroge sur les opportunités qui peuvent en découler.

QDF-En avril, vous évoquiez l’idée d’une fédération d’indépendants étendue largement au-delà du seul secteur de la formation (voir plan digital). Où en êtes-vous ?

  1. F. – À notre avis, la notion de formateur stricto sensu doit s’effacer au profit de celle d’accompagnateur de compétences, plus large et pas uniquement centrée sur l’acte de formation. C’est pourquoi nous entamons une modification des statuts des CSFC pour prendre en compte ce nouveau paradigme et nous ouvrir plus largement au champ du conseil, de l’accompagnement, du consulting et du coaching. Nous menons d’ailleurs des travaux en ce sens avec le Cinov (le syndicat des métiers de la prestation intellectuelle, de l’ingénierie et du numérique) qui est adhérent de l’UNAPL comme nous.

En octobre, nous participerons d’ailleurs à l’une de leurs initiatives visant à faciliter la digitalisation de l’offre de services pour les indépendants. Une collaboration d’autant plus bienvenue que depuis cette année, les CSFC sont adhérentes du Fffod, le forum des acteurs de la formation digitale.

QDF- L’accompagnement à la digitalisation des organismes de formation, est précisément la démarche entamée par Opcalia et la Fédération de la formation professionnelle (FFP) le 21 juin dernier (notre article)…

  1. F. – … Et c’est une excellente initiative ! À notre niveau, nous allons d’ailleurs tenter de mobiliser nos Opca partenaires (Fif-PL, Actalians et Agefos-PME) pour développer des accompagnements semblables pour les indépendants. Nous n’excluons pas non plus de travailler avec Opcalia sur ce sujet, bien au contraire. Il existe une effervescence autour de la digitalisation et je la trouve extrêmement positive. La profession doit bouger là-dessus.

QDF-Et comment les CSFC entendent-elles prendre leur part à ce mouvement ?

  1. F. – En élargissant notre communication d’abord. Pour cela, nous mettrons bientôt un blog en ligne. Mais surtout, en travaillant sur les modalités de création d’une plateforme de services qui permettra aux indépendants de répondre de façon groupée aux appels d’offres ou a contrario de proposer des offres collectives à leurs clients. On doit se donner les moyens de travailler collectivement… tout en restant des entrepreneurs en solo ( voir notre feuille de route)

QDF- En avril dernier, vous parliez de lutte contre l’«ubérisation» du métier et aujourd’hui de plateforme de service. C’est un peu contradictoire.

  1. F. – Pas du tout ! La plateforme peut effectivement devenir la pire chose qui soit pour les indépendants s’il s’agit d’un prestataire qui fait sa marge sur leur travail. Au contraire, elle peut constituer un outil précieux dès lors qu’il s’agit de créer des regroupements d’indépendants pour partir à la conquête de nouveaux marchés.

QDF- Puisque vous évoquez l’ouverture, à quand le rapprochement avec le Sycfi, l’autre syndicat des consultants-formateurs indépendants ?

  1. F. – Ce n’est pas à l’ordre du jour immédiat, mais sur certains dossiers, nous travaillons de concert. Par exemple, en septembre, c’est ensemble que nous irons rencontrer la DGEFP. Mais l’objectif final, ce n’est pas seulement de réunir les deux composantes de ce qui fut la vieille maison[2], mais bien d’aller vers un rassemblement plus large de tout le champ du conseil et de la formation.

[1] Sous la plume de Benjamin d’Alguerre voir l’article http://www.actualite-de-la-formation.fr/le-quotidien-de-la-formation/articles-2017/la-notion-de-formateur-doit-s-effacer-au-profit-de-celle-d-accompagnateur-de.html?source=email

[2] Fondées en 1972, les Chambres syndicales des formateurs-consultants se sont ensuite scindées pour devenir respectivement le Sicfor, la Fédération des consultants-formateurs (réunis en 2012 en tant que Sicfor-FCF qui deviendra le Sycfi) et les CSFC actuelles.

2 Commentaires

  1. Excellente initiative que ce blog et cet entretien. Avez-vous prévu des boutons de partage sur les réseaux sociaux ?

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